13/10/2010 11:04

Les Diables à la recherche d'un gardien


Après l'amer match nul d'hier face à l'Autriche, n'est-il pas temps pour Georges Leekens de revoir enfin la hiérarchie de ses gardiens ?

Le match complètement fou qu'auront vécu les spectateurs présents hier au Stade Roi Baudoin, s'il aura certainement amusé les amateurs de spectacle, aura aussi mis en lumière les importants chantiers auxquels Georges Leekens va devoir s'attaquer d'urgence. Si certains points faibles de l'équipe, qui ont sauté aux yeux hier, peuvent difficilement être mis sur le compte du sélectionneur national, d'autres paraissent clairement de sa responsabilité. L'absence d'un back gauche de métier ? Leekens n'y est pour rien. Notre manque de réalisme offensif ? Le grand Georges peut difficilement les mettre au fond lui-même ! La naïveté et la jeunesse des Diables dans les moments-clefs du match ? Notre coach devrait sans doute maquiller l'âge de ses joueurs sur leur carte d'identité. La désorganisation de notre défense suite au forfait de dernière minute de Van Buyten (et à la blessure de Vermaelen)? Leekens fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. Les erreurs individuelles à répétition ? L'entraîneur des Diables n'a pas de remède-miracle pour imposer la concentration. Le manque de chance flagrant ? On voit mal Mac the Knife agrandir les buts et déplacer les poteaux et la latte. Reste l'épineuse question du gardien, dont la pertinence a resurgi avec force hier soir. Face aux Autrichiens, Logan Bailly, dont la prestation a été gratifiée d'un généreux 4 sur 10 dans La Dernière Heure, s'est montré tout simplement catastrophique. Tétanisé sur sa ligne sur les deux corners autrichiens qui ont amené autant de buts, incapable de la moindre sortie aérienne rassurante (et donc de la moindre autorité dans son petit rectangle), Bailly a même provoqué la colère de Leekens en ne sortant pas sur un coup franc des Autrichiens en fin de match, le ballon lui atterrissant finalement par miracle dans les mains. Nerveux, indigent dans son jeu au pied, trop brouillon pour rassurer sa défense, auteur d'une sortie hasardeuse sur le corner amenant le premier but autrichien, battu sur sa droite par Arnautovic sur un tir qui paraissait loin d'être imparable (1-2), battu entre ses jambes par Harnik dans les arrêts de jeu, coupable d'une relance rapide à la main en fin de match, à un moment où il fallait temporiser, Logan Bailly n'est pas le seul responsable du résultat d'hier, mais il en a été un des accélérateurs, parce qu'il a tout fait à l'envers. On est donc en droit de se demander pourquoi Leekens s'obstine à faire de Bailly, qui joue dans une équipe aux abois en Bundesliga, son choix numéro 1. Silvio Proto a prouvé avec Anderlecht qu'il était dans la forme de sa vie. Jean-François Gillet est un gardien respecté en Serie A italienne, un des championnats où le poste de gardien est le plus exposé. Si tout le monde s'accorde à dire que cette génération de Diables ne manque pas de talent, cette affirmation ne valait pas hier pour notre gardien de but "fantôme". Franchement Georges, après ce que tu as vu hier soir, ne serait-il pas temps de doter enfin les Diables d'un gardien moderne ? Car en comptant Mignolet, Logan Bailly ne fait -à notre avis- tout simplement plus partie des 3 meilleurs keepers belges. (LB/Picture : Belga)

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sport - football - Diables Rouges - Euro 2012 - Autriche - Bailly